Vers un recours auprès du Bureau International du Travail (BIT) ?

14 juin 2008

Constitué depuis plusieurs mois, le nouveau syndicat tunisien, la CGTT, n’a pas pu, jusqu’à présent, commencer ses activités, les autorités refusant de la reconnaître. Interdiction de la tenue d’une conférence de presse, refus de reconnaître les syndicats crées à Tunis, Gafsa et Gabès, convocation par la police de l’un de dirigeants du nouveau syndicat : Habib Guiza, les gestes se multiplient dans le sens d’un refus par les Autorités d’accepter l’existence de ce Syndicat. Forts de la légalité de leur initiative et de leur démarche (rappelons ici que la législation tunisienne, à l’instar des conventions du BIT, n’exige pas d’autorisation préalable des autorités pour la constitution des syndicats), les dirigeants de la CGTT semblent envisager, si le blocage actuel continue, de présenter au BIT une plainte contre le gouvernement tunisien pour violation des normes internationales en matière de liberté syndicale. Cette démarche sera-t-elle entreprise au cours de la session annuelle du BIT qui vient de s’ouvrir à Genève et qui se poursuivra durant près de 3 semaines ? Ce serait en tout cas un évènement majeur, la dernière fois qu’une plainte de ce genre a été déposée contre le gouvernement date de 30 ans, à l’occasion des évènements du 26 Janvier 78 et de la tentative de démantèlement dont avait été victime l’UGTT.

Article paru dans le journal Attariq El Jadid – Samedi 7 juin 2008 – page 2 – Rubrique « A travers le monde… »

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Towards recourse to the International Labour Organization?

14 juin 2008

Constituted several months ago, the new Tunisian trade union, the CGTT, has not been able, until now, to begin its activities, the authorities refusing to recognize it. Prohibition of a press conference, refusal to recognize the trade unions created in Tunis, Gafsa and Gabès, convocation by the police force of the one of leaders of the new trade union: Habib Guiza, the gestures are multiplied in the direction of a refusal by the Authorities to accept the existence of this Trade union. Confident in the legality of their initiative and in their actions (let us recall here that the Tunisian legislation, following the example of the ILO conventions, does not require prior approval of the authorities for the constitution of trade unions), the leaders of the CGTT seem to plan, if current blocking continues, to submit to the ILO a complaint against the Tunisian government for violation of the international standards as regards trade-union freedom. Will this step be taken during the annual session of the ILO which has just opened in Geneva and which will continue for nearly 3 weeks? It would, in any case, be a major event, the last time that a complaint of this kind was deposed against the government goes back 30 years, to the time of the events of January 26th, 78 and to the attempt at dismantling of which the UGTT was victim.

Attariq El Jadid – Saturday, June 7, 2008 – page 2 (see image above)


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