Université d’été du Club Mohamed Ali de la Culture Ouvrière

6 août 2009

Cliquez ici pour lire le compte rendu de l’Université d’été de l’ACMACO à laquelle des membres de la CGTT ont participé, sur le thème :

Intégration maghrébine, transferts des connaissances des personnels hautement qualifiés émigrés et mouvement syndical Euro-méditerranéen face à la crise économique et financière mondiale.

L’événement s’est déroulé cette année du 17 au 19 juillet à l’Hôtel Phébus à Gammarth sur les côtes de Carthage et a réuni de nombreux chercheurs et syndicalistes de renommée tunisienne et mondiale.


Le pluralisme syndical : passage obligé du renouveau syndicaliste

6 mars 2009

Une des préoccupations majeures des syndicats c’est de pouvoir mener des réflexions sur un certain nombre de thèmes en toute sérénité, sans langue de bois.

Les grandes révisions du droit du travail se sont faites dans le sens de la flexibilité et de la marginalisation des travailleurs. Les employeurs des pays du Maghreb ont de plus en plus tendance à recruter et licencier leurs employés sans conditions. Il n’y a pas de réponse des syndicats aux problèmes des travailleurs autonomes et aux centres d’appel et à l’insertion professionnelle des jeunes diplômés et non diplômés. Les syndicats n’ont renouvelé ni leurs visions ni leurs structures qui demeurent en retrait par rapport aux réalités nouvelles. La crise économique et financière mondiale pose de manière aigüe la nécessité de discipliner la sphère financière et de revoir de fond en comble l’architecture financière internationale, de mettre en place une nouvelle régulation à l’échelle mondiale, qui soit respectueuse des droits des travailleurs et protège les plus humbles.

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Dimanche 30 novembre : la police interdit une réunion de la CGTT à Tunis

2 décembre 2008

Dans le cadre de la commémoration du 84ème anniversaire de la constitution de la première organisation syndicale tunisienne, la CGTT, en date du 3 décembre 1924, et également du 56ème anniversaire de l’assassinat du leader syndical, Farhat HACHED, en date du 5 décembre 1952, notre organisation syndicale – la Confédération Générale Tunisienne du Travail (CGTT) – a appelé ses cadres à une réunion à Tunis, le dimanche 30 novembre 2008 à 9 heures du matin.
Les militantes et militants de la CGTT, venus de différentes régions de la Tunisie pour participer à une réunion ont été surpris par l’encerclement du lieu par une imposante présence des forces de l’ordre qui les ont empêchés d’accéder au local et leur ont annoncé que la réunion était interdite.
La CGTT dénonce cette mesure arbitraire qui touche, encore une fois, sa liberté fondamentale à l’exercice de son droit syndicale conformément à la législation en vigueur.
Elle rappelle que l’exercice du droit syndical est un droit légitime prévu par les conventions internationales ratifiées par la Tunisie (n° 87 et 98 du BIT) et la législation nationale (article 8 de la Constitution et articles 242, 250 et 252 du Code du Travail). Ce droit à la liberté syndicale constitue une liberté publique fondamentale au même titre que la liberté d’expression et la liberté d’association et d’organisation.
Le régime juridique des syndicats en Tunisie tel que défini par le Code du Travail reconnaît le principe de la liberté syndicale ainsi que la liberté de constituer des syndicats sans autorisation ou accord préalable des autorités administratives, il suffit pour cela de s’acquitter de certaines obligations formelles telles que l’information des autorités de la constitution du syndicat.
La CGTT demande aux autorités tunisiennes de cesser de faire obstacle à son droit d’exercer librement ses activités syndicales.
Elle lance un appel urgent aux organisations syndicales libres et aux forces démocratiques pour soutenir son droit à l’existence et à l’exercice de son combat au profit des travailleurs tunisiens et pour la justice sociale.
Elle réaffirme sa détermination et sa volonté de poursuivre son combat quels que soient les difficultés et les obstacles.

Communiqué du 30 novembre 2008


La CGTT sollicite son adhésion à la CSI

29 octobre 2008

La Confédération Générale Tunisienne du Travail (CGTT) a le plaisir de vous informer du dépôt d’une plainte auprès du Comité de la liberté syndicale du BIT pour violation par le gouvernement tunisien des conventions 87 et 98 ratifiées par la Tunisie (voir lettre en attachement)

Plus d’une année s’est écoulée, depuis que des militantes et militants, appartenant à diverses branches professionnelles, régions et générations ont pris l’initiative de constituer une nouvelle organisation syndicale en Tunisie dénommée la Confédération Générale Tunisienne du Travail – CGTT.

Constituée par 500 syndicalistes signataires d’une “Plateforme pour une refondation du mouvement syndical tunisien” en décembre 2006, la “Confédération Générale Tunisienne du Travail” est une version moderne de la première organisation syndicale patriotique tunisienne la “CGTT”, fondée le 3 décembre 1924 par des figures du syndicalisme tunisien, dont le leader historique Mohamed Ali ELHAMMI.
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La CGTT porte plainte contre le gouvernement tunisien

13 septembre 2008

La CGTT a déposé une plainte contre le gouvernement tunisien, en date du 13 juin 2008, auprès de l’Organisation Internationale du Travail pour violation de ses conventions 87 et 98 relatives aux droits fondamentaux de l’homme dont celui de former et d’adhérer à un syndicat de son choix. La CGTT qui a créé une quinzaine de syndicats locaux et une Confédération en respectant la législation locale, se voit son existence contestée par les autorités et l’exercice normale de son activité entravée par la police.
Cette plainte sera instruite courant octobre. La CGTT a reçu des témoignages de solidarité de nombreux syndicats autour du monde.


La bonne gouvernance est-elle nécessaire au développement ?

13 septembre 2008

C’est l’une des questions abordées dans le cadre de l’Université d’été de l’Association Club Mohamed Ali de la Culture Ouvrière dont la 15ème session s’est déroulée du 18 au 20 juillet à Gammarth (Tunisie) sur le thème “Capacités d’autonomie, Croissance, et Régulations dans l’espace Euro-Méditerranéen à l’heure de la mondialisation”.
Vous pouvez télécharger le compte rendu en cliquant ici (au format PDF).


Vers un recours auprès du Bureau International du Travail (BIT) ?

14 juin 2008

Constitué depuis plusieurs mois, le nouveau syndicat tunisien, la CGTT, n’a pas pu, jusqu’à présent, commencer ses activités, les autorités refusant de la reconnaître. Interdiction de la tenue d’une conférence de presse, refus de reconnaître les syndicats crées à Tunis, Gafsa et Gabès, convocation par la police de l’un de dirigeants du nouveau syndicat : Habib Guiza, les gestes se multiplient dans le sens d’un refus par les Autorités d’accepter l’existence de ce Syndicat. Forts de la légalité de leur initiative et de leur démarche (rappelons ici que la législation tunisienne, à l’instar des conventions du BIT, n’exige pas d’autorisation préalable des autorités pour la constitution des syndicats), les dirigeants de la CGTT semblent envisager, si le blocage actuel continue, de présenter au BIT une plainte contre le gouvernement tunisien pour violation des normes internationales en matière de liberté syndicale. Cette démarche sera-t-elle entreprise au cours de la session annuelle du BIT qui vient de s’ouvrir à Genève et qui se poursuivra durant près de 3 semaines ? Ce serait en tout cas un évènement majeur, la dernière fois qu’une plainte de ce genre a été déposée contre le gouvernement date de 30 ans, à l’occasion des évènements du 26 Janvier 78 et de la tentative de démantèlement dont avait été victime l’UGTT.

Article paru dans le journal Attariq El Jadid – Samedi 7 juin 2008 – page 2 – Rubrique « A travers le monde… »


Towards recourse to the International Labour Organization?

14 juin 2008

Constituted several months ago, the new Tunisian trade union, the CGTT, has not been able, until now, to begin its activities, the authorities refusing to recognize it. Prohibition of a press conference, refusal to recognize the trade unions created in Tunis, Gafsa and Gabès, convocation by the police force of the one of leaders of the new trade union: Habib Guiza, the gestures are multiplied in the direction of a refusal by the Authorities to accept the existence of this Trade union. Confident in the legality of their initiative and in their actions (let us recall here that the Tunisian legislation, following the example of the ILO conventions, does not require prior approval of the authorities for the constitution of trade unions), the leaders of the CGTT seem to plan, if current blocking continues, to submit to the ILO a complaint against the Tunisian government for violation of the international standards as regards trade-union freedom. Will this step be taken during the annual session of the ILO which has just opened in Geneva and which will continue for nearly 3 weeks? It would, in any case, be a major event, the last time that a complaint of this kind was deposed against the government goes back 30 years, to the time of the events of January 26th, 78 and to the attempt at dismantling of which the UGTT was victim.

Attariq El Jadid – Saturday, June 7, 2008 – page 2 (see image above)


La police entrave l’action de la CGTT

18 mai 2008

Depuis mercredi, la police interdit aux responsables de la CGTT d’accéder à leur local à l’association Mohamed Ali à Tunis.
La manifestation programmée jeudi à Gafsa a été interdite par la police qui a empêché le rassemblement des militants.


La police de Tunis tente d’intimider la CGTT

14 mai 2008

Communiqué de la CGTT.

Le camarade Habib GUIZA, Coodinateur du Comité de Liaison de la Confédération Générale Tunisienne du Travail (CGTT ), a été convoqué hier, mardi 13 mai 2008 à 10 heures du matin au commissariat de police de Tunis Centre.

Il a subi un interrogatoire de deux heures par deux inspecteurs de police sur la situation légale de la CGTT, notamment la décision des syndicats de la région minière de Gafsa d’organiser un rassemblement de protestation en vue de leur reconnaissance légale par l’entreprise et le démarrage de négociations serieuses en vue de trouver des solutions aux problèmes que vivent les salariés de l’entreprise.

Il a été exigé du camarade Habib GUIZA de s’engager à cesser toute activité syndicale au nom de la CGTT au prétexte qu’elle est illégale.

Le camarade Habib GUIZA a réfusé tout engagement à ce propos faisant valoir que les syndicats de la CGTT ont été constitués conformement à la législation tunisienne en vigueur et les conventions internationales de l’Organisation Internationale du Travail.

Nous sollicitons le soutien de tous les syndicalistes et démocrates, pour soutenir le libre exercice de l’action syndicale en Tunisie, notamment la reconnaissance de la CGTT et de ses syndicats.